Calendrier des évènements
août 2020
lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche
27 juillet 2020 28 juillet 2020 29 juillet 2020 30 juillet 2020 31 juillet 2020 1 août 2020 2 août 2020
3 août 2020 4 août 2020 5 août 2020 6 août 2020 7 août 2020 8 août 2020 9 août 2020
10 août 2020 11 août 2020 12 août 2020 13 août 2020 14 août 2020 15 août 2020 16 août 2020
17 août 2020 18 août 2020 19 août 2020 20 août 2020 21 août 2020 22 août 2020 23 août 2020
24 août 2020 25 août 2020 26 août 2020 27 août 2020 28 août 2020 29 août 2020 30 août 2020
31 août 2020 1 septembre 2020 2 septembre 2020 3 septembre 2020 4 septembre 2020 5 septembre 2020 6 septembre 2020

Centre Hospitalier
Sainte-Anne
Institut Hospitalier
de Psychanalyse
1, rue Cabanis
75014 Paris
Tél : 01.45.65.80.88.

Le Collectif de Recherche Analytique a été créé sous l’impulsion de Françoise GOROG, psychanalyste et Médecin-chef au Centre Hospitalier Sainte-Anne à Paris.

Sa revue, « Corrélats », fait trace de ce qui s’y élabore.

CoRA est en lien avec l’association « Ferenczi après Lacan »

Ce Collectif de Recherche Analytique s’est donné pour but, dans le cadre d’un service de psychiatrie de secteur parisien :

De promouvoir la recherche en psychanalyse dans le cadre du service public.
De créer à cet effet les publications et les revues nécessaires.
De se donner les moyens d’évaluation des pratiques qui sont l’objet de la recherche.

Il s’adresse à toute personne intéressée par ces disciplines et organise un enseignement sous forme de séminaire annuel animé par Françoise Gorog, Catherine Millot, Stéphane Habib, Luc Faucher et Patricia Gavilanes.


« Je me voyais me voir », dit quelque part la Jeune Parque. Assurément cet énoncé a son sens plein et complexe à la fois quand il s’agit du thème que développe La Jeune Parque, à savoir celui de la féminité. Nous n’en sommes point arrivés là. Nous avons affaire au philosophe qui, lui, saisit quelque chose, dont on peut dire que c’est un des corrélats essentiels de la conscience dans son rapport à la représentation, et qui se désigne comme « je me vois me voir ».

Quelle évidence peut bien s’attacher à cette formule? Comment se fait-il qu’elle reste en somme corrélative à ce mode fondamental, inaugurant, originel, où nous nous sommes référés dans le cogito cartésien, par quoi le sujet se saisit comme pensée (au point même dernier où cette pensée, il l’isole en une sorte de doute, qu’on a appelé le doute méthodique)? Que tout ce qui pourrait lui porter appui dans la représentation où qu’il croit devoir l’imiter a sa saisie, par elle-même, dans le doute.

Jacques Lacan,
Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse,
Seuil, 1973, p.76